25.02.2009

Au-revoir et, du fond du coeur, Merci à tous...

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Le Collectif « Obama 2008 Picardie » met fin à ses activités

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Le collectif « Obama 2008 Picardie », crée le 19 septembre dernier en vue de soutenir le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine a mis un terme à ces activités ce mercredi 25 février autour d’un brunch destiné à faire le bilan de ses activités.

« Lorsque nous avons lancé ce collectif, nous n’aurions jamais pensé vivre une si belle aventure » Durant toutes ces semaines, nous avons rencontré des dizaines de personnes, dont beaucoup d’entre eux sont devenus des amis. Picards d’origine américaine, Américains de passage ou vivant en Picardie, ou tout simplement des citoyens curieux par rapport à cette élection américaine, toutes ces personnes ont démontré que l’on pouvait se rassembler au-delà des clivages personnels. En faisant tomber les barrières de l’indifférence pour favoriser la rencontre par-delà les cultures » a souligné Pierre Savreux, qui fut le président de ce collectif.

Le dialogue entre les Peuples et l’analyse des mouvements géopolitiques seront à présent intégrés au sein des activités de l’association Génération Amiens.

Le collectif « Obama 2008 Picardie » s’est illustré en organisant plusieurs « Cafés Obama », en se rendant sur les marchés picards pour rencontrer les Américains de Picardie et en organisant une grande « Nuit américaine » dans la nuit du 4 au 5 novembre. Une nuit qui aura vu la victoire de Barack Obama, Premier Président Afro-Américain des Etats-Unis d’Amérique.

 

Yes, we can !

 

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Pierre Savreux

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Avant de clore cette belle aventure, retour sur la meilleure nouvelle de l'année 2008

31.01.2009

Le Parti Républicain change de peau

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Pour la première fois de son histoire, le parti conservateur a élu un Noir à sa tête. Une façon de rebondir après la victoire d'Obama et de regagner des points dans la communauté africaine-américaine.

 

Décidément, un président noir, ça change tout ! Ceux qui doutaient encore que la victoire d'Obama ait complètement transformé la vie politique américaine ont dû se rendre à l'évidence le 30 janvier, quand les républicains ont, pour la première fois, élu un Noir à la tête de leur parti. Après des années passées à dénigrer la politique identitaire des démocrates, les républicains, inquiets de l'image de leur formation trop souvent associée aux Blancs âgés, ont choisi la vedette de la télévision par câble et ancien gouverneur adjoint du Maryland Michael Steele pour occuper le poste de président du Comité national républicain (RNC).

Il a décroché la présidence à l'issue de six votes successifs, lors de la réunion d'hiver du RNC à Washington. Pour lui, cette victoire signifie que "l'heure d'un vrai changement a sonné". Si les discussions sont allées bon train, lors de cette réunion, quant à l'orientation que devait suivre le parti et à la personne qui devait le diriger, la nécessité d'une relance après huit ans de gouvernement Bush est apparue, elle, comme une évidence. Le Parti républicain est en effet convaincu que ses difficultés sont liées au fait qu'il est devenu une formation trop insulaire, trop fermée à la diversité, et qu'en somme il lui fallait de nouvelles têtes. Lors du dernier tour du scrutin, Steele a battu le président du Parti républicain de Caroline du Sud, Katon Dawson, par 91 voix contre 77. Manifestement, la question raciale a joué un rôle important. Le fait d'avoir été membre d'un country club 100 % blanc avant de chercher à obtenir la présidence du Parti conservateur a fortement joué en défaveur de Dawson.
Malgré ce progrès esthétique, Michael Steele a du pain sur la planche : il va devoir redynamiser le parti de l'éléphant, un parti qui, au cours des deux dernières élections, a perdu le Congrès et la Maison-Blanche. Les républicains ont été stupéfiés par le succès et la popularité du président Obama, et, en choisissant Michael Steele, ils espèrent donner une image plus ouverte de leur parti aux yeux des électeurs noirs et de ceux issus d'autres minorités. A 96 %, les Noirs ont préféré Barack Obama à John McCain lors de la dernière présidentielle, ce qui signifie que de nombreux Noirs républicains ont rallié le camp démocrate. Le Parti républicain ne pouvait pas se permettre une telle désaffection en novembre dernier, et il ne pourra pas davantage se la permettre à l'avenir.

Michael Steele a abordé cette question d'entrée de jeu. "Oui, nous avons effectivement un problème d'image, et nous allons nous y attaquer sans plus attendre, a-t-il assuré. Nous devons mobiliser les présidents des fédérations au niveau des Etats, les leaders locaux de notre parti, pour qu'ils diffusent notre message – un message conservateur – directement dans la communauté noire. Nous allons nous montrer dans la communauté noire. Nous allons passer du temps dans la communauté noire et nous allons investir de l'argent dans la communauté noire. Et, surtout, nous allons tendre la main aux médias noirs", a-t-il expliqué. De toute évidence, Michael Steele n'aura pas la tâche facile, étant donné l'immense popularité du nouveau président des Etats-Unis – en particulier chez les Noirs.

Le nouveau président du RNC sera jugé en fin de compte sur sa capacité à faire élire des républicains. Il subira son premier vrai test en 2010, avec les élections législatives de mi-mandat. L'affaire se présente plutôt mal. Selon un récent sondage Diageo/Hotline, 46 % des personnes interrogées affirment être prêtes à accorder leur voix à un député démocrate en 2010, contre 22 % se déclarant prêtes à élire un député républicain. Et, au Sénat, la situation pourrait être encore plus incertaine. Tandis qu'en 2010 les démocrates devront défendre 20 sièges et les républicains 19, les députés sortants démocrates paraissent bien mieux placés que leurs homologues conservateurs. Certes, le parti présidentiel perd souvent des sièges lors des élections de mi-mandat, sans compter que les démocrates devront également défendre quatre sièges supplémentaires lors d'élections spéciales, quatre membres du gouvernement Obama ayant été désignés parmi des sénateurs. Il n'en reste pas moins que Michael Steele va présider le Parti républicain pendant une période où la situation devrait encore s'aggraver – avant de commencer à s'améliorer.

The Root, Washington

28.01.2009

Retour sur la soirée d'investiture

La danse sensuelle de Michelle et Barack Obama, accompagnée par Beyoncé

26.01.2009

Semaine décisive pour Obama au Congrès avec le plan de relance

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WASHINGTON (AFP) — Une semaine décisive s'ouvre pour Barack Obama lundi au Congrès américain où le président espère une adoption rapide de son gigantesque plan de relance de l'économie de plus de 820 milliards de dollars, qui suscite toujours l'hostilité des républicains.

La Chambre des représentants doit ouvrir le bal, avec un vote prévu dès mercredi, alors qu'un consensus entre démocrates et républicains semble loin d'être trouvé.

"Si c'est le plan tel qu'il est aujourd'hui, comptez-moi parmi les "non", a déclaré dimanche sur la chaîne de télévisions NBC le leader de la minorité républicaine à la Chambre, John Boehner.

Le sénateur républicain John McCain, rival malheureux de Barack Obama dans la course à la Maison Blanche, a prévenu pour sa part sur Fox news qu'il ne voterait pas le plan de relance avant que les démocrates ne consentent à de "sérieuses négociations" avec les républicains.

Dimanche, pour tenter de rallier l'opposition, M. Obama a envoyé sa garde rapprochée faire la promotion de son plan dans les nombreuses émissions politiques du dimanche matin. Le vice-président Joe Biden a affirmé sur CBS que les idées républicaines avaient déjà été intégrées dans le plan. "Au final, la Chambre et le Sénat (...) vont réduire les différences très rapidement et vous verrez lors du vote une très forte adhésion des 535 parlementaires sur le plan de relance", a-t-il assuré.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a répondu quant à elle aux critiques républicaines en relevant que les trois-quarts des crédits du plan seront attribués au cours des 18 premiers mois pour créer ou sauver 3 à 4 millions d'emplois.

Les républicains, qui critiquent le montant total du plan de 825 milliards de dollars, se fondent sur un rapport récent du bureau du budget du Congrès américain (CBO) indiquant que seuls 40% des fonds du plan de relance auront été investis en deux ans. A ce moment là, le retour de la croissance rendra inutiles les centaines de milliards restant à allouer, selon le rapport.

"Nous avons une lettre de l'administation qui dit que 75% des investissements seront lancés dans les 18 premiers mois", a rétorqué Mme Pelosi dimanche sur ABC. "Nous nous y engageons", a-t-elle ajouté. Les républicains demandent aussi plus d'allégements fiscaux. Les démocrates prévoient de leur consacrer environ 225 milliards de dollars et visent la classe moyenne, conformément aux promesses de campagne de M. Obama qui a promis de réduire les impôts de 95% des Américains.

Sur la chaîne NBC, le nouveau directeur du Conseil économique national de la Maison Blanche, Lawrence Summers, a défendu les mesures fiscales voulues par les démocrates: "quand vous mettez de l'argent dans les mains des familles de la classe moyenne, l'histoire et l'expérience nous montrent qu'elles en dépensent une part importante, ce qui stimule l'économie".

"Quand vous mettez de l'argent dans les mains de personnes à très hauts revenus, ils n'en dépensent qu'une petite part et vous obtenez un moins bon résultat en termes de relance économique", a-t-il ajouté, en référence aux mesures fiscales instaurées par l'administration Bush qui bénéficiaient aux plus hauts revenus, et viennent à expiration.

Larry Summers, l'un des pivots de l'équipe économique de M. Obama, n'a pas caché que "les prochains mois seront sans aucun doute très, très difficiles. Et cela sera peut-être même encore plus long que prévu", a prévenu l'ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton.

 

23.01.2009

Aretha Franklin chante à l'investiture de Barack Obama

22.01.2009

Prestation de serment de Barack Obama

21.01.2009

Le ton du discours d'Obama tranche avec les années Bush

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Barack Obama a pris mardi ses fonctions de 44e président des Etats-Unis en appelant ses compatriotes à rebâtir une Amérique responsable et ouverte sur le monde.

 

"A compter d'aujourd'hui, nous devons nous relever, nous épousseter et entreprendre à nouveau de rebâtir l'Amérique", a déclaré le premier président noir des Etats-Unis après avoir prêté serment devant une foule immense à Washington.

"Ce que l'on attend de nous désormais, c'est une nouvelle ère de responsabilité, que chaque Américain réalise que nous avons des devoirs envers nous-mêmes, envers notre nation et envers le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas avec réticence mais avec joie", a-t-il ajouté.

Les acclamations des centaines de milliers de spectateurs rassemblés aux abords du Capitole à Washington ont retenti quand Obama a prêté serment, la main droite levée et l'autre sur la Bible utilisée pour l'investiture d'Abraham Lincoln, en 1861.

Arborant un sourire radieux, le 44e président américain a ensuite embrassé sur les joues son épouse Michelle et ses filles Malia et Sasha. Puis il s'est tourné vers les innombrables spectateurs venus braver le froid pour assister à cet événement historique et entendre son premier discours présidentiel.

 

UN DISCOURS DE RUPTURE

 

Point par point, le président démocrate s'est démarqué de son prédécesseur George Bush dans cette allocution de 18 minutes appelant les Américains à se préparer à des sacrifices à l'image des pères fondateurs et des anonymes qui ont bâti le pays.

D'emblée, l'orateur s'est efforcé de tempérer l'enthousiasme en évoquant une situation économique d'une gravité sans précédent depuis 70 ans ainsi que les guerres d'Afghanistan et d'Irak, qui ont, dit-il, plongé le pays "au coeur de la crise".

"Sur ce chemin, nous nous rassemblons parce que nous avons choisi l'espoir plutôt que la peur, la cohésion vers l'objectif plutôt que le conflit et la discorde." "La crise qui frappe le pays, a poursuivi Obama, est le fruit de "la cupidité et de l'irresponsabilité de certains".

"L'état de l'économie impose l'action, ferme et rapide, et nous allons agir!", a-t-il martelé, promettant de garder un "oeil attentif" sur les marchés financiers et de redonner sa place à la science et aux "merveilles de la technologie" pour améliorer la santé publique.

Barack Obama a rendu hommage aux anciens combattants, aux pionniers et à ses ancêtres noirs, notamment à ceux qui ont "enduré le fouet et labouré la terre dure", et promis de faire preuve de responsabilité dans le rapatriement des forces déployées en Irak.

"Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous sommes confrontés sont réels, ils sont graves et nombreux", a souligné Obama. "Ils ne seront pas relevés facilement ni rapidement. Mais sache, Amérique, qu'ils le seront."

Barack Obama s'est engagé à ramener la paix en Afghanistan et à forger de nouvelles relations avec le monde musulman. Le président des Etats-Unis a par ailleurs averti que l'Amérique resterait d'une grande fermeté face au terrorisme.

"Nous n'allons pas nous excuser pour notre mode de vie, ni baisser la garde dans sa défense, et que ceux qui comptent atteindre leurs buts en recourant au terrorisme et en massacrant des innocents sachent que notre esprit est plus fort et qu'il ne peut être vaincu; vous ne pouvez nous survivre et nous vous vaincrons!"

Mais dans une allusion claire aux pratiques les plus décriées de l'administration Bush, le 44e président a aussi jugé qu'il n'y avait pas lieu de choisir entre "notre sécurité et nos idéaux". "Sachez que l'Amérique et l'amie de toutes les nations et de tous les hommes, femmes et enfants avides d'un avenir de paix et de dignité et que nous sommes prêts à ouvrir à nouveau la voie", a-t-il ajouté.

Sur ordre du nouveau président, les procureurs des tribunaux de Guantanamo ont demandé mardi aux juges militaires de geler les procédures pendant 120 jours, a-t-on appris de source proche des tribunaux. Leur requête sera examinée mercredi.

 

DE FORTES ATTENTES

 

Après ce discours, le nouveau président a assisté à un dîner offert en son honneur par le Congrès, au cours duquel Edward Kennedy a été pris d'un malaise et évacué sur une civière. Le sénateur démocrate, qui est âgé de 76 ans, souffre d'une tumeur au cerveau mais les médecins ont livré par la suite un diagnostic rassurant et déclaré qu'il sortirait probablement de l'hôpital dès mercredi.

Serré de près par les membres du Secret Service, Barack Obama a ensuite entamé à pied avec son épouse les trois kilomètres séparant le Capitole de la Maison blanche, en tête de la traditionnelle parade présidentielle sur Pennsylvania Avenue.

Huit mille agents des forces de l'ordre avaient été déployés et 32.000 militaires mobilisés ou mis à disposition. Une bonne partie du centre de Washington était convertie en "forteresse" et interdite aux véhicules particuliers.

Aucun président n'a entamé son premier mandat avec une telle cote de popularité - 78% selon le dernier sondage Gallup -, ce qui contraste fortement avec la cote de George Bush, qui a regagné son ranch de Crawford en déclarant: "Rien ne vaut un coucher de soleil sur le Texas."

Dans le même temps, la nouvelle administration a annoncé le gel des réglementations en suspens héritées du précédent gouvernement afin de procéder à leur examen. Le Sénat a aussi repris ses auditions et confirmé plusieurs membres du gouvernement.

Soulignant la difficulté de la tâche qui s'annonce, l'enthousiasme perceptible à Washington lors de la prestation de serment ne s'est pas propagé jusqu'à Wall Street (-4%), où les investisseurs restent d'abord inquiets de la situation des banques et de la crise majeure dont hérite le nouveau président.

Mercredi, le nouveau patron de la Maison blanche doit rencontrer les commandants de l'armée pour discuter de la situation en Afghanistan et en Irak. Il doit aussi réunir ses conseillers économiques pour évoquer ses projets de relance.

Mardi soir, Barack Obama et son épouse ont inauguré dix bals donnés en leur honneur dans la capitale fédérale. "Aujourd'hui, nous faisons la fête, mais demain le travail commence", a conclu le 44e président des Etats-Unis.

Version française Eric Faye, Jean-Philippe Lefief et Jean-Stéphane Brosse

20.01.2009

Jean-Baptiste Mpélé Bodiong, militant radical de gauche : "Pour que le Peuple américain se réconcilie avec les autres Peuples du Monde"

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"L'élection d'Obama n'est pas seulement un symbole. Les Américains sont un peuple courageux. En 2002 en France, j'ai soutenu Christiane Taubira, candidate à l'élection présidentielle pour le Parti Radical de Gauche (PRG), qui a eu le courage d'aller jusqu'au bout. On ressent quelque chose qui change.

Je pense aujourd'hui à Toussaint Louverture et Martin Luther King et je médite leur message à l'heure ou un homme de couleur noire entre à la Maison Blanche.

Pour ces premières mesures, j'espère qu'il fera tout pour réconcilier Israéliens et Palestiniens et qu'un véritable Etat palestinien verra le jour durant son mandat. Je souhaite aussi qu'il redonne espoir aux Américains.

Il faudra qu'il se débarasse de huit années de destruction du rêve américain par les Conservateurs. Bush a fait pire que les autres :

-Il a fait le pari de vouloir venger son père qui n'avait pas réussi à renverser Saddam Hussein en Irak.

-Son autre objectif était d'attaquer l'Iran.

L'ancien Président américain a selon moi trop usé du mensonge avec ces attaques respectives. Je formule donc des voeux pour que le Peuple américain se réconcilie avec les autres Peuples du monde. J'aurais aimé voir Ségolène Royal élue en France en 2007 car voir une femme accéder à l'Elysée aurait également constitué une avancée très forte."

 

Fabien Hecquet, militant centriste : "Le Peuple Américain a cette capacité à nous raconter de belles histoires"

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"Je suis fier de la victoire d'Obama. Centriste en France, je soutiens naturellement les centristes américains. On tourne la page de l'Amérique de Bush qui voulait importer la démocratie dans le monde entier en faisant des guerres. Je souhaite voir la mise en oeuvre d'un projet qui aboutira à une Amérique beaucoup plus juste. L'élection d'Obama va changer le monde comme elle nous poussera à changer nos méthodes et nos mentalités.

 Je me suis intéréssé de près à cette élection. C'est incroyable de voir à quel point le Peuple Américain a cette capacité à nous raconter de belles histoires.

Une fois investi, je souhaite que Barack Obama adopte plusieurs mesures internationales :

-La fermeture de Guantanamo.

-Un plan de retrait progressif de l'Irak et de l'Afghanistan.

-La convocation d'un grand sommet international entre le monde occidental et le monde oriental.

Peut-être assisterons-nous également à un rapprochement entre la France et les Etats-Unis. On dit souvent que Nicolas Sarkozy est atlantiste. Cette position se verra sans doute confortée avec l'arrivée du nouveau Président américain. En tout cas, elle se fait maintenant plus acceptable."

 

(De gauche à droite : Gautier Jeannot, militant MPF qui soutenait John McCain et Fabien Hecquet, militant du Nouveau Centre, pro-Obama).

Vincent Legmar, militant UMP : "Obama incarne la rupture"

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"Barack Obama respecte l'Autre par rapport à Bush. Il incarne la rupture, comme Nicolas Sarkozy en 2007. Il s'agit véritablement du même état d'esprit. Je ressens la même chose et c'est la perception que l'on a de lui dans le monde entier.

S'agissant de sa première mesure, j'aimerais que les soldats américains quittent l'Irak au plus vite. George W.Bush a terni l'image de la démocratie dans les quartiers. J'espère qu'a l'avenir les Blacks seront mieux traités aux Etats-Unis. Je souhaite aussi que cela permette à tous les jeunes des quartiers en France de se lancer dans des projets avec confiance."

 

(De gauche à droite : Pierre Savreux, Président du Collectif Obama 2008 Picardie, Mélissa Somon et Vincent Legmar, lors de la soirée du 4 novembre au Lieu).

 

Bernard Avel, militant de gauche de sensibilité plutôt socialiste : "On ressent la même émotion qu'à la Libération de Paris"

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"J'ai toujours été démocrate. En France, je suis de gauche. Avec l'élection d'Obama, on ressent la même émotion qu'à la libération de Paris. J'avais 10 ans et cela reste pour moi un souvenir ineffaçable. C'est un événement que l'on peut aussi rattacher à la chute du mur de Berlin.

 Et puis, Obama est quelqu'un qui ne promeut pas les guerres. Cela prouve aussi que, dans l'Histoire du monde, les Peuples rejettent toujours l'idéologie pour se consacrer à la résolution des conflits.

Barack Obama peut réunir les Etats d'Europe sur cette idée et sur le seul rejet de Bush. Après son investiture, je souhaite voir un monde dans lequel existeront des rapports moins conflictuels, où les difficultés seront aplanies. Obama est plus à même d'amener les personnes à se rencontrer."

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19.01.2009

Investiture de Barack Obama : l'événement demain sur ce blog

usa_elections_obama_stpaul432.jpgA l'occasion de la cérémonie d'investiture de Barack Obama demain à Washington, quatre Picards issus d'horizons et d'opinions politiques différents nous disent pourquoi il soutiennent le nouveau Président des Etats-Unis.

C'est demain, de 13 à 19 heures sur ce blog.

18.01.2009

Obama est arrivé à Washington en train

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17.01.2009

Café Obama à Amiens pour l'investiture

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Le collectif Obama 2008 Picardie organise un café-débat le mardi 20 janvier à 10 heures à l’occasion de l’investiture du nouveau Président des Etats-Unis d’Amérique Barack Obama, au café Le Cosy, Place René Goblet à Amiens.

Ce café-débat est ouvert à toutes les personnes intéressées sera suivi d’un lâcher de ballons sur la place René-Goblet.

 

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Pierre Savreux

Président du Collectif

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16.01.2009

Bush fait ses adieux à l'Amérique et défend son bilan

2009-01-16T062334Z_01_APAE50F0HRF00_RTROPTP_3_OFRTP-BUSH-ADIEUX-20090116.jpgWASHINGTON - Le président américain George W. Bush a défendu le bilan de ses deux mandats présidentiels dans son discours d'adieux, prononcé à cinq jours de son départ de la Maison blanche.

Bush a notamment mis en avant son action destinée à éviter un effondrement complet du système financier américain, et fait valoir qu'aucun attentat n'avait eu lieu en territoire américain depuis ceux du 11-Septembre.

"Face à la possibilité d'un effondrement financier, nous avons pris des mesures déterminantes pour protéger notre économie", a déclaré Bush, faisant référence au vaste plan de sauvetage mis en place par son administration.

"Le bilan serait bien plus lourd si nous n'avions pas agi. (...) Ensemble, avec de la détermination et en travaillant dur, nous remettrons notre économie sur le chemin de la croissance. Nous montrerons à nouveau au monde la résistance du système américain de libre entreprise."

Le président élu Barack Obama, qui succèdera mardi à Bush, a indiqué que la gestion de la crise économique serait l'une de ses principales priorités.

Bush a toutefois prévenu dans son discours que le principal défi de son successeur serait d'éviter un nouvel attentat en territoire américain.

Le président sortant a admis que certaines de ses décisions prises en réponse au 11-Septembre étaient controversées, mais il les a toutefois défendues en réaffirmant sa doctrine opposant le "Bien" au "Mal".

"Nombre de ces décisions font l'objet d'un débat légitime. Mais les résultats ne laissent guère de place au débat", a assuré Bush. "L'Amérique a connu plus de sept ans sans nouvelle attaque terroriste."

"Nos ennemis sont patients et résolus à frapper à nouveau. Le Bien et le Mal sont présents dans ce monde, et entre les deux, il n'y a pas de compromis possible."

Les discours d'adieux constituent l'une des figures imposées pour les présidents sur le départ, mais l'enjeu est particulièrement élevé pour Bush, qui quitte le Bureau ovale avec l'un des taux d'approbation les plus faibles de l'histoire récente, aux alentours de 25%.

 

15.01.2009

La diplomatie selon Hillary Clinton

Barack-Obama-and-Hillary-Clinton.jpgLa future secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton a plaidé mardi pour une diplomatie réconciliée avec le reste du monde. Mais d'ores et déjà annoncé qu'elle s'opposerait à toutes négociations directes avec le Hamas.

S'exprimant mardi devant la Commission des Affaires Etrangères du Sénat américain qui doit encore la confirmer au poste de secrétaire d'Etat , l'ex-Première dame a exposé son programme en matière de diplomatie. Au menu des discussions, la guerre à Gaza, mais également l'ensemble de la situation au Proche-Orient.

Sur ces points, la sénatrice de New York a exprimé sa volonté de poursuivre la stratégie des Etats-Unis, et a mêlé entre eux tous les problèmes de la région: le conflit israélo-palestinien, le programme nucléaire iranien, le soutien de l'Iran et de la Syrie aux groupes radicaux Hezbollah au Liban et Hamas dans la bande de Gaza, et les relations stratégiques des Etats-Unis avec les pays arabes.

Elle a d'emblée exclu "catégoriquement" toute négociation avec le Hamas "tant qu'il n'aura pas renoncé à la violence, reconnu Israël et accepté les accords passés". 

"Appuyer le travail des Israéliens et des Palestiniens"

L'administration sortante de George W. Bush a elle aussi toujours refusé le dialogue avec le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis.

Après avoir refusé de s'impliquer directement dans toute négociation de paix entre Israël et les Palestiniens, George W. Bush a relancé le processus de paix à Annapolis en décembre 2007 et la nouvelle administration Obama est sous pression pour s'investir sans tarder dans la région.

Considérée comme une fervente partisane des intérêts d'Israël, Hillary Clinton a donc pris soin de mentionner les Palestiniens chaque fois qu'elle évoquait Israël.

"Le président élu et moi comprenons et sommes favorables au désir d'Israël de se défendre dans les circonstances actuelles et de ne plus subir les tirs de roquettes du Hamas", a-t-elle ainsi assuré. "Mais nous connaissons aussi le prix humanitaire des conflits au Proche-Orient et nous sommes peinés par les souffrances des civils palestiniens et israéliens".

Le conflit en cours à Gaza "ne fera que renforcer notre détermination à rechercher un accord de paix juste et durable", a-t-elle poursuivi. "Nous ferons tous les efforts possibles pour appuyer le travail des Israéliens et des Palestiniens qui cherchent à parvenir à ce résultat".

Dialogue possible avec l'Iran

La future secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, s'est par ailleurs engagée à aborder le Proche-Orient sous toutes ses facettes, sans annoncer de changements brutaux de la politique américaine dans la région à part l'ouverture annoncée d'un dialogue avec Téhéran.

Hillary Clinton a annoncé une "nouvelle approche" vis-à-vis de l'Iran, confirmant une promesse électorale du président élu Barack Obama d'ouvrir le dialogue.

"Une attitude favorable au dialogue pourrait porter ses fruits", a déclaré la future secrétaire d'Etat qui avait, pendant la campagne électorale, exprimé des réticences à l'égard de cette idée. Elle s'est cependant dite sans "illusion" sur ses chances de réussite.

Elle est restée vague sur l'hypothèse qu'elle rencontre elle-même des dirigeants iraniens et a souligné qu'Obama ne renonçait pas à un recours éventuel à la force pour s'assurer que l'Iran ne dispose pas de l'arme nucléaire.

"Aussi insolubles que paraissent les problèmes du Proche-Orient -et de nombreux présidents, y compris mon mari, ont passé des années à y chercher une solution, nous n'avons pas le droit de renoncer à la paix", a-t-elle enfin noté, faisant allusion à l'ancien président Bill Clinton.

Plus globalement, elle a plaidé mardi pour une diplomatie réconciliée avec le reste du monde, après les tensions laissées par l'administration Bush. Clinton a plaidé pour une diplomatie de "smart power" (puissance intelligente) qui fait appel à tous les outils d'influence à disposition d'un Etat, au-delà de la diplomatie traditionnelle ou de la force.

"L'Amérique ne peut résoudre seule les problèmes les plus pressants du monde et le monde ne peut pas les résoudre sans l'Amérique". Alors que l'administration Bush a été souvent accusée "d'unilatéralisme", l'ancienne Première Dame a estimé que "la puissance américaine a laissé à désirer mais reste désirée".

14.01.2009

Beyoncé va chanter à l'investiture du Président Obama

beyonce-knowles-2700721fazth_1350.jpgBeyoncé va vivre un événement exceptionnel le week-end prochain. La star a en effet été choisie pour chanter lors de l’investiture du nouveau Président des Etats-Unis, Barack Obama. La cérémonie aura lieu le 20 janvier prochain, mais les festivités commenceront à Washington dès le dimanche 18. C’est en effet ce jour-là qu’aura lieu un concert immense et gratuit au Lincoln Memorial, auquel assistera Barack Obama et toute sa famille.

Beyoncé a été choisie pour être l’une des artistes de ce show géant, et elle ne sera entourée que de beau monde. Bruce Springsteen, Bono du groupe U2, Stevie Wonder, Shakira, Usher, Sheryl Crow, John Legend et Mary J.Blige seront en effet également sur scène. Une affiche unique pour un événement unique.

Beyoncé était depuis longtemps une fervente supportrice de Barack Obama. La belle n’avait d’ailleurs pu retenir son émotion lors de sa victoire le 4 novembre dernier. « Ce soir-là, on m'avait organisé une fête d'anniversaire, mais nous faisions la fête à 80% pour Obama et seulement à 20% pour mon anniversaire. Je n’ai jamais été si patriotique ! Je pleurais de joie, le sourire aux lèvres » déclarait-elle il y a quelques temps.

Depuis, Beyoncé n’avait jamais caché son envie de chanter pour le nouveau Président, comme elle l’expliquait récemment au Gotham magazine : « Si Barack Obama recherche un jour des volontaires pour chanter dans un concert, je suis candidate d'office ! Et je serai très fière de chanter pour lui ! ». Son vœu a donc finalement été exaucé.

 

12.01.2009

Roland Burris nommé au Sénat américain en remplacement de Barack Obama

623516.jpgWASHINGTON (Reuters) - Les dirigeants du Sénat américain ont donné lundi leur accord à la nomination de Roland Burris pour occuper le siège, vacant depuis l'élection à la Maison blanche du futur président Barack Obama, de sénateur de l'Illinois.

Sauf objection imprévue d'élus républicains, Burris, nommé à ce poste par le gouverneur de l'Illinois Rod Blagojevich, pourrait prêter serment au Capitole dans les jours qui viennent.

Cette décision, qui donnera aux démocrates 58 sièges sur les cent que comprend la haute assemblée, constitue une volte-face pour le parti de l'Âne. Ce dernier avait en effet récusé le choix de Burris en décembre en raison de l'arrestation du gouverneur de l'Illinois pour tentative présumée de monnayer le siège.

Dans un premier temps, Barack Obama avait soutenu cette décision, avant de convenir par la suite avec le chef de file de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, de la nécessité de trouver une solution à l'amiable.

Vendredi, la Cour suprême de l'Illinois avait validé la désignation de Burris. Une fois officiellement investi, ce dernier sera le seul sénateur noir des États-Unis.

 

07.01.2009

Le nom de Barack Obama "fait ricocher l'espoir"

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Y a-t-il des raisons de croire en cette nouvelle année ? Nous avons posé cette question à Colum McCann. Pour cet écrivain irlandais qui réside à New York, l’immense promesse, à l’heure où l'espoir est depuis un bon moment aux abonnés absents, est symbolisée par l'entrée en fonction, le 20 janvier, du nouveau président américain.

Au lendemain de l'élection présidentielle, le portrait de Barack Obama était placardé en haut d'un mur, dans le couloir de la PS 187, une école publique de l'Upper West Side à New York. Les enfants – de 5 à 13 ans, et de milieu bourgeois pour la plupart – passaient devant chaque jour. « Obama ! », criaient les tout-petits. Ceux de 6, 7 et 8 ans bondissaient pour toucher le bord de l'affiche. Les plus grands faisaient mine de taper dans la main du président nouvellement élu – respect ! Selon les instituteurs, ce couloir était comme chargé d'électricité.

Un poster sur un mur : une fenêtre, un point de vue.

Cette affiche – ou plutôt cette image – restera sans doute un an ou deux à l'endroit où elle se trouve. Elle fera partie des meubles. Le temps la froissera, lui donnera sa patine, elle se gondolera, jaunira. Peut-être lui fera-t-on l'honneur d'une vitrine ou la remplacera-t-on par d'autres, plus récentes. Sa cote d'amour fléchira éventuellement, mais sa présence à cet endroit et la ferveur quasi cultuelle qu'elle inspire témoignent d'un pays où l'espoir est depuis un bon moment aux abonnés absents.

La culture de la célébrité, si longtemps basée sur le vide et la futilité – la rock-star, le basketteur, le joueur de base-ball dopé –, glorifie aujourd'hui le fils d'un économiste kényan et d'une anthropologue américaine issue des classes moyennes. Son parcours garde quelque chose d'ahurissant. Originaire de Hawaii. Enfance en Indonésie. Diplômé de Columbia et de Harvard, où il présidera la Harvard Law Review. Et aujourd'hui son nom figure sur les pare-chocs de quelques millions de voitures.

Il a donné naissance à toute une industrie. A trois cents mètres de mon domicile new-yorkais, les marchands des rues déployaient leurs produits à la veille de Noël. « Mamas for Obama ! », « Obamanos ! », « Barrack to the Future ! ». Des serviettes. Des tasses. Des fanions. Des briquets. Au top des ventes : les caleçons. Dans le froid mordant, un SDF vacillait le long de Lexington Avenue avec un badge Obama clignotant sur le revers déchiré de son manteau.

 

“Les trois ou quatre premiers mois du mandat
détermineront la façon dont on se souviendra
d'Obama, mais aussi la place que, à terme,
l'Amérique occupera dans le monde.”

 

La religion Obama atteint des sommets. Promesse d'une vie après la mort. Elégance et vertu. Toutes les merveilles du paradis. On considérera avec indulgence ceux pour qui le second avènement (1) est programmé le 20 janvier.

Tout cela peut devenir terriblement dangereux, sauf pour l'intéressé, qui, dans l'œil du cyclone, est bien conscient qu'une fois de plus c'est à un Noir que revient le job le plus pourri de l'Amérique.

Le pays n'a pas connu pire récession depuis soixante ans. La dette nationale confine à l'obscénité (plus de 11 trillions de dollars). On s'agglutine devant les soupes populaires. La criminalité augmente. D'un bout à l'autre des Etats-Unis, des maisons sont fermées, désertées. Afghanistan. Pakistan. Iran. Moyen-Orient. Les tensions avec la Russie. L'extrême droite qui profère des menaces de mort. L'héritage du président américain le plus méprisé de mémoire d'homme. Les ruines puantes du capital en débâcle. Et n'oublions pas que le prochain gouvernement doit retirer ses troupes d'un Irak où le nombre de victimes est déjà six fois supérieur à celui d'Hiroshima.

Obama sera confronté à des problèmes économiques et sociaux aussi énormes que ceux que connut Franklin Delano Roosevelt dans les années 30. La tradition veut que la nouvelle administration bénéficie d'un état de grâce pendant cent jours, au cours desquels elle n'aura pas trop de mal à légiférer. Les trois ou quatre premiers mois du mandat détermineront la façon dont on se souviendra d'Obama, mais aussi la place que, à terme, l'Amérique occupera dans le monde.

« N'importe quel imbécile peut survivre à une crise, disait Anton Tchekhov. C'est vivre au jour le jour qui est usant. »

Pour faire ses preuves, voire réussir, Obama devra être capable de contenir les attentes, de braquer le projecteur sur les zones d'ombre, d'accepter que les gens soient insuffisants, les systèmes de gouvernance vulnérables, les institutions déficientes, la démocratie tributaire de l'affectif, et les esprits diminués par l'avidité affairiste.

En fait, il devra reconnaître qu'il est lui-même imparfait et vulnérable – sans arrêter de nourrir l'optimisme, et avec des arguments.

Déterminé sans doute à éviter les erreurs de l'administration Clinton, qui, en 1992, avait perdu une bonne année, il aura été le plus rapide de tous les présidents des Etats-Unis à former son cabinet. Opérationnel, prêt à prendre ses fonctions. Malgré une triste conjoncture, chacune de ces cent journées est une raison de garder espoir. La fermeture de Guantánamo. Le retrait ordonné de l'armée en Irak. La reconstruction des infrastructures – routes, ponts, accès à Internet. Une tout autre attitude vis-à-vis du changement climatique, incarnée par John Holdren, premier conseiller scientifique de la Maison-Blanche. La perspective d'une assurance sociale pour 50 millions de citoyens qui n'en ont pas. Hillary Clinton à la tête des Affaires étrangères. La restructuration d'un système d'enseignement qui fait actuellement l'apologie du plus petit commun dénominateur.

Il y a tant à faire, en si peu de temps – d'autant que, à toute époque et en tout lieu, les décisions les plus difficiles à prendre concernent des secteurs connus pour résister au changement.

Au banc d'essai : l'aptitude d'Obama à modifier les consciences, tant dans la réalité quotidienne des Américains que dans la perception de ceux-ci à l'étranger. Il est pour l'instant une icône, une idole, un attrape-rêve. Les mômes ont son effigie sur le torse. Son nom fait ricocher l'espoir, comme un caillou plat sur une mer sans fin – il sait qu'une once d'empathie vaut une tonne de jugements. Cela étant, il reste en lui quelque chose de fondamentalement mystérieux.

On achète au supermarché des gâteaux Obama avec sa tête en sucre glace – cependant, tout le monde sait que la lune de miel ne durera pas, qu'un jour ou l'autre les hostilités reprendront. C'est après tout un politicien, rompu à ce jeu-là. Tout président doit bien sûr relever de sérieux défis, mais peu représentent tant de choses dans l'âme d'une nation. Qu'adviendra-t-il quand le discours perdra de son attrait ? Quand des bombes exploseront dans les tunnels ou les grands magasins, quand le crédit immobilier sera de nouveau pillé ? Quand l'industrie automobile s'effondrera ? Lorsqu'une nouvelle crise financière atterrira sur son bureau ? Et, au plan personnel cette fois, quand les paparazzi se mettront à suivre ses filles sur le chemin de l'école ?

On élit le président du pays qu'on veut.

Le vrai espoir des prochaines années – malgré les souffrances, la bêtise, la crasse et la cupidité – est qu'en lui-même l'espoir subsiste ; et si quelqu'un est capable de l'entretenir aujourd'hui, c'est sans aucun doute Obama. Voire lui seulement. Donnons-lui cent jours, et les cent prochaines années auront peut-être un tout autre visage.

 

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Colum McCann

Télérama n° 3078

 (1) Le retour du Christ (NDLR).

01.01.2009

Happy new year 2009!

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Réveillon de la Saint-Sylvestre sur Times square, New York.

28.12.2008

Hollywood finance la cérémonie d'investiture d'Obama

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L'investiture de Barack Obama aura le 20 janvier prochain à Washington. C'est seulement à cette date que le président élu succèdera à George W. Bush. Mais les préparatifs pour la cérémonie vont bon train. De nombreux bals et d'autres événements prestigieux vont être organisés autour de cet événement, et tout cela à un coût, qui doit être financé par le nouveau président. Barack Obama avait promis, s'il était élu, une transparence totale en ce qui concerne ses finances. Il a tenu parole et a publié vendredi sur internet (sur pic2009.org/donors) la liste des contributeurs à la cérémonie d'investiture, alors que ses prédécesseurs la gardaient secrète.

Parmi eux, on trouve de nombreux anonymes, mais aussi quelques stars d'Hollywood, comme le cinéaste Steven Speilberg et son épouse Kate, qui ont donné 50.000 dollars chacun, soit le maximum autorisé par personne. Les acteurs Halle Berry, première femme noire ayant obtenu un Oscar à Hollywood, et Jamie Foxx, ont également fait chacun un don de 50.000 dollars, tout comme Sharon Stone.

Refus de dons des lobbies
 
A titre personnel, les magnats du web sont également présents sur la liste. Le PDG de Google Eric Schmidt a donné  25.000 dollars, tout comme le cofondateur de Google Larry Page et sa vice-présidente Marissa Mayer. Steve Ballmer, PDG de Microsoft, a lui donné 50.000 dollars, comme sa femme Connie. On retrouve aussi sur la liste l'ancienne star du basket, Earvin "Magic" Johnson, qui a donné 25.000 dollars, de même que cinq membres de la famille du financier milliardaire George Soros, qui ont offert 250.000 dollars en tout.
 
Contrairement à certains de ses prédécesseurs, Barack Obama a en revanche refusé toute contribution émanant d'entreprises, d'organisations politiques ou syndicales, de groupes de pression ou de donateurs n'ayant pas la citoyenneté américaine.

 

25.12.2008

Merry Christmas with Santa Claus!

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24.12.2008

Le futur gouvernement Obama: métissé, à l'image des Etats-Unis

Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, seule la moitié du gouvernement qui entrera en fonction le 20 janvier sera composée de Blancs, laissant une large place aux minorités noire, hispanique et asiatique.

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Sur les 20 membres du futur gouvernement, ministres ou ayant rang de ministre, 11 sont blancs, quatre sont noirs, trois sont hispaniques et deux d'origine asiatique, le tout sous la direction du premier président noir des Etats-Unis, Barack Obama.

Le nouveau gouvernement s'approche ainsi de la réalité démographique des Etats-Unis du XXIe siècle.

Selon un rapport du bureau du recensement rendu public en août, les Blancs, qui constituent actuellement les deux-tiers de la population américaine, cesseront d'être majoritaires à l'horizon 2042, soit dix ans plus tôt que ne le prévoyaient les projections antérieures.

Le président démocrate Bill Clinton (1992-2000) n'avait fait qu'approcher une telle diversité dans son gouvernement avec environ deux-tiers de Blancs parmi ses membres.

En 1981, le gouvernement formé par le président républicain Ronald Reagan ne comptait qu'un Noir, Samuel Pierce, secrétaire au Logement et au Développement urbain.

George Bush père (1988-1992) et son fils (2000-2008), n'ont fait que légèrement mieux en approchant dans leur gouvernements, respectivement les 20% et 30% de représentants des minorités. Mais deux Noirs, Colin Powell et Condoleezza Rice, ont occupé le poste prestigieux de secrétaire d'Etat sous George W. Bush fils.

Dans le gouvernement Obama, les Américains d'origine africaine sont bien représentés avec Eric Holder à la Justice, Lisa Jackson à l'agence pour la protection de l'environnement, Ron Kirk comme représentant américain au Commerce et Susan Rice, ambassadrice à l'ONU.

Au delà de l'équipe gouvernementale, ces derniers sont également représentés à des postes clé de la nouvelle administration. Ainsi, Melody Barnes dirigera le Conseil de politique intérieure, tandis que Valerie Jarrett, amie de Chicago de M. Obama et co-présidente de l'équipe de transition, occupera un poste de conseillère à la Maison Blanche.

Chez les Hispaniques, le nom de Bill Richardson, qui avait fortement soutenu M. Obama lors de la campagne présidentielle, avait été évoqué pour le département d'Etat. Le lot de consolation pour le gouverneur du Nouveau-Mexique (sud-ouest) sera finalement le département du Commerce. Ken Salazar et Hilda Solis occuperont respectivement les portefeuilles des Affaires intérieures et du Travail.

Par ailleurs, deux ministres d'origine asiatique, Steven Chu à l'Energie et le général Eric Shinseki aux Anciens combattants, complèteront ce tableau de la diversité.

En revanche, avec 15 hommes pour 5 femmes, le gouvernement Obama n'innove pas en affichant le même chiffre que sous Bill Clinton, et en faisant à peine mieux que le gouvernement de George W. Bush avec quatre femmes.

Mais celle qui a failli devenir la première femme présidente des Etats-Unis en obtenant 18 millions de voix lors de la primaire démocrate en 2008, l'ex-première dame des Etats-Unis Hillary Clinton, décroche le poste prestigieux de Secrétaire d'Etat.

Autre "minorité", politique cette fois-ci, les républicains seront représentés par deux ministres dans le futur gouvernement avec Robert Gates qui se maintiendra au Pentagone et Ray LaHood, par ailleurs d'origine libanaise, qui prendra le département des Transports.

 

22.12.2008

Pour Noël, offrez une poupée Obama!

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17.12.2008

Barack Obama Président : le point de vue de Patrick Poivre d'Arvor

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Obama arrive au bon moment

ppda.jpgObama! Un nom qui a claqué début novembre comme un coup de tonnerre un peu partout dans le monde, bien au-delà des frontières des 50 Etats américains. Un coup de tonnerre, un coup de pistolet comme pour donner le signal de départ d’un nouvel envol qui va durer quatre ou huit ans. Pour le meilleur ou pour le pire. Au-delà de l’emballement médiatique et émotionnel qui a vu les Français «voter» Obama à plus de 90 % – mieux que Jacques Chirac en 2002 et pas loin d’Omar Bongo chez lui... –, examinons en effet les deux hypothèses.

 

Le pire, ce serait bien sûr un désastre économique. Une Amérique en récession, qui licencie à tour de bras, et notamment dans le cœur du symbole, l’industrie automobile, un chômage qui avoisine désormais le nôtre, et un système bancaire en pleine déconfiture. On a peine à imaginer que, la semaine dernière, un homme ait pu reconnaître avoir détourné, seul, 50 milliards de dollars! Et pas par n’importe qui : l’ancien patron du Nasdaq, qui rémunérait ses investisseurs avec les capitaux de ses nouveaux clients, notamment quelques banques françaises. Un système sans contrôle qui a fini par s’étouffer lui-même aux premiers signes de la crise financière. Voilà un capitalisme à bout de souffle, incapable de se réguler, et qui représentait jusqu’alors l’un des deux piliers du colosse américain aux pieds d’argile. L’autre n’étant guère plus vaillant, le militaire enfoncé jusqu’à la cheville dans le bourbier irakien.

 

 

Barack Obama arrive donc là, «the right man at the wrong moment», parce qu’un jour de la mi-septembre, les électeurs américains, qui jusqu’à présent se partageaient équitablement dans les sondages entre les deux candidats, n’ont pas du tout aimé la phrase bien peu prémonitoire de John McCain : «Les fondamentaux de notre économie sont solides.» Le lendemain, une banque, et pas n’importe laquelle, se déclarait en faillite, une société d’assurances était rattrapée par le gouvernement et Obama s’envolait dans les intentions de vote. Il n’avait pas vraiment fait campagne sur le sujet, on l’attendait en d’autres lieux, mais c’est ainsi, on a préféré l’inexpérimenté au septuagénaire pour sauver l’économie américaine. «C’est toujours comme cela, m’a dit alors à New York un chauffeur de taxi d’origine haïtienne. Chaque fois qu’il y a un sale boulot à faire, c’est pour les Noirs!» Un mois après, on ne plaisante plus avec les codes raciaux outre-Atlantique, et on a même oublié qu’Obama était une personne de couleur, comme le disent les prudes et les prudents.

 

 

Non, Obama est d’abord et avant tout un homme qui change la donne, qui rebat les cartes et rajeunit le sérail, après vingt ans d’administration Bush-Clinton. Qu’on ne se fasse pas d’illusions romantiques, il ne va pas considérablement renouveler le personnel de la Maison-Blanche et des ministères (il préfère plutôt s’entourer de sages d’expérience), il ne va pas non plus modifier ses convictions en faveur de la peine de mort ou des armes à feu, ce que peu savent en France, mais il peut apporter à son pays, et donc au monde, ce coup de sang neuf dont il a tant besoin. L’Amérique de ces dernières décennies était devenue aux yeux de ses alliés, et davantage encore à ceux des pays émergents, le royaume de l’arrogance et de l’ostentation. Trop de force parfois inutilement gaspillée, trop d’argent offert indécemment aux nouveaux veaux d’or. Avec sa silhouette racée et son élégance à la Denzel Washington, Obama va offrir à l’univers un autre visage de son pays.

 

 

Hollywood peut rester un modèle, mais pas «Dallas» ou «Dynastie» à Wall Street. Le monde a besoin de rêver, pas de haïr. Si l’on veut que les intégristes de tout poil cessent de façonner les consciences, il faut que l’Amérique se rende plus aimable au sens premier du terme, moins détestable. Qu’elle redevienne celle qui, jeunes gens, nous faisait rêver quand on voulait refaire la route, comme Kerouac, ou le monde comme Joan Baez, Donovan et Bob Dylan, à la chaleur d’un feu de camp. On appelait cela le rêve américain, «The American Dream», et il était incarné par deux êtres qui allaient finir assassinés, comme dans toutes les belles histoires d’amour : John Kennedy et Martin Luther King. Un catholique et un pasteur baptiste. Un Blanc et un Noir. Aujourd’hui, c’est un métis qui s’apprête à entrer à la Maison-Blanche. Avec, sur ses épaules, de colossales responsabilités. Mais aussi tous les espoirs d’un monde qui n’en peut plus de douter.

 

(Source : Paris Match)

05.12.2008

Avec Michelle Obama, la mode va revenir à la Maison Blanche

des-tenues-de-diane-von-furstenberg-pour-michelle-obama-2710940hcrlv_1350.jpgBarack Obama peut être fier, sa femme Michelle est un modèle pour la mode d'aujourd'hui. A la fois chic et élégante, la First Lady ne passe pas inaperçue. Tous les médias la comparent à Jackie Kennedy pour sa féminité et son élégance. Les magasines féminins se passionnent pour cette femme de tête. Le monde de la mode la porte déjà en icône !

A 44 ans, Michelle Obama est une femme épanouie, dans la fleur de l'âge. Du haut de ses 1 mètre 82, Michelle Obama affiche fièrement ses formes féminines et n'hésite pas à porter des robes moulantes et décolletées.

La future première Dame des Etats-Unis donne dès que possible un coup de pouce aux jeunes stylistes encore inconnus en portant leurs créations lors de passages télévisés. En juin dernier, lors d'une émission « The View » sur la chaîne américaine ABC, Michelle Obama portait une robe noire et blanche « Chico ». Il n'a pas fallu quelques heures pour que le modèle de la robe soit dévalisé dans tous les magasins.

Un article du journal de mode Women's Wear Daily a mis la puce à l'oreille des plus grands créateurs. En s'interrogeant sur ce que la first Lady allait porter comme tenue le jour de l'investiture le 20 janvier 2009, le journal a réveillé le talent de Karl Lagerfeld, Diane von Furstenberg, Christian Lacroix, Zac Posen, Monique Lhuillier, Carolina Herrera, Marc Jacobs, Michael Kors, Oscar de la Renta et Rodarte... Les créateurs ont crée des tenues pour Michelle Obama. Tous les croquis sont disponibles sur le site Wwd.com (le site du journal Women's Wear Daily). Certains créateurs comme Isaac Mizrahi ont imaginé des habits pour les filles de Michelle et Barack Obama, Sarah et Malia.

Sur la photo ci-dessus, vous pouvez retrouver deux modèles dessiné par Diane Von Furstenberg pour Michelle Obama : une tenue pour la journée, colorée et vitaminée, et une tenue pour le soir : une robe portefeuille en jersey de soie.

A chacun ses pronostics, Michelle Obama serait-elle en noir ou en rouge ? En robe ou en tailleur ? Une chose est sûre, beaucoup d'encre va couler d'ici là !

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29.11.2008

Insolite

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15.11.2008

Prochainement, les soutiens du Président Obama en Picardie s'expriment sur ce blog

BT15644-25-2T.jpgLe lundi 19 janvier 2009, veille de l'investiture officielle de Barack Obama en tant que Président des Etats-Unis d'Amérique, des militants de droite comme de gauche nous diront pourquoi ils soutiennent le futur Président Obama.