31.01.2009

Le Parti Républicain change de peau

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Pour la première fois de son histoire, le parti conservateur a élu un Noir à sa tête. Une façon de rebondir après la victoire d'Obama et de regagner des points dans la communauté africaine-américaine.

 

Décidément, un président noir, ça change tout ! Ceux qui doutaient encore que la victoire d'Obama ait complètement transformé la vie politique américaine ont dû se rendre à l'évidence le 30 janvier, quand les républicains ont, pour la première fois, élu un Noir à la tête de leur parti. Après des années passées à dénigrer la politique identitaire des démocrates, les républicains, inquiets de l'image de leur formation trop souvent associée aux Blancs âgés, ont choisi la vedette de la télévision par câble et ancien gouverneur adjoint du Maryland Michael Steele pour occuper le poste de président du Comité national républicain (RNC).

Il a décroché la présidence à l'issue de six votes successifs, lors de la réunion d'hiver du RNC à Washington. Pour lui, cette victoire signifie que "l'heure d'un vrai changement a sonné". Si les discussions sont allées bon train, lors de cette réunion, quant à l'orientation que devait suivre le parti et à la personne qui devait le diriger, la nécessité d'une relance après huit ans de gouvernement Bush est apparue, elle, comme une évidence. Le Parti républicain est en effet convaincu que ses difficultés sont liées au fait qu'il est devenu une formation trop insulaire, trop fermée à la diversité, et qu'en somme il lui fallait de nouvelles têtes. Lors du dernier tour du scrutin, Steele a battu le président du Parti républicain de Caroline du Sud, Katon Dawson, par 91 voix contre 77. Manifestement, la question raciale a joué un rôle important. Le fait d'avoir été membre d'un country club 100 % blanc avant de chercher à obtenir la présidence du Parti conservateur a fortement joué en défaveur de Dawson.
Malgré ce progrès esthétique, Michael Steele a du pain sur la planche : il va devoir redynamiser le parti de l'éléphant, un parti qui, au cours des deux dernières élections, a perdu le Congrès et la Maison-Blanche. Les républicains ont été stupéfiés par le succès et la popularité du président Obama, et, en choisissant Michael Steele, ils espèrent donner une image plus ouverte de leur parti aux yeux des électeurs noirs et de ceux issus d'autres minorités. A 96 %, les Noirs ont préféré Barack Obama à John McCain lors de la dernière présidentielle, ce qui signifie que de nombreux Noirs républicains ont rallié le camp démocrate. Le Parti républicain ne pouvait pas se permettre une telle désaffection en novembre dernier, et il ne pourra pas davantage se la permettre à l'avenir.

Michael Steele a abordé cette question d'entrée de jeu. "Oui, nous avons effectivement un problème d'image, et nous allons nous y attaquer sans plus attendre, a-t-il assuré. Nous devons mobiliser les présidents des fédérations au niveau des Etats, les leaders locaux de notre parti, pour qu'ils diffusent notre message – un message conservateur – directement dans la communauté noire. Nous allons nous montrer dans la communauté noire. Nous allons passer du temps dans la communauté noire et nous allons investir de l'argent dans la communauté noire. Et, surtout, nous allons tendre la main aux médias noirs", a-t-il expliqué. De toute évidence, Michael Steele n'aura pas la tâche facile, étant donné l'immense popularité du nouveau président des Etats-Unis – en particulier chez les Noirs.

Le nouveau président du RNC sera jugé en fin de compte sur sa capacité à faire élire des républicains. Il subira son premier vrai test en 2010, avec les élections législatives de mi-mandat. L'affaire se présente plutôt mal. Selon un récent sondage Diageo/Hotline, 46 % des personnes interrogées affirment être prêtes à accorder leur voix à un député démocrate en 2010, contre 22 % se déclarant prêtes à élire un député républicain. Et, au Sénat, la situation pourrait être encore plus incertaine. Tandis qu'en 2010 les démocrates devront défendre 20 sièges et les républicains 19, les députés sortants démocrates paraissent bien mieux placés que leurs homologues conservateurs. Certes, le parti présidentiel perd souvent des sièges lors des élections de mi-mandat, sans compter que les démocrates devront également défendre quatre sièges supplémentaires lors d'élections spéciales, quatre membres du gouvernement Obama ayant été désignés parmi des sénateurs. Il n'en reste pas moins que Michael Steele va présider le Parti républicain pendant une période où la situation devrait encore s'aggraver – avant de commencer à s'améliorer.

The Root, Washington

28.01.2009

Retour sur la soirée d'investiture

La danse sensuelle de Michelle et Barack Obama, accompagnée par Beyoncé

26.01.2009

Semaine décisive pour Obama au Congrès avec le plan de relance

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WASHINGTON (AFP) — Une semaine décisive s'ouvre pour Barack Obama lundi au Congrès américain où le président espère une adoption rapide de son gigantesque plan de relance de l'économie de plus de 820 milliards de dollars, qui suscite toujours l'hostilité des républicains.

La Chambre des représentants doit ouvrir le bal, avec un vote prévu dès mercredi, alors qu'un consensus entre démocrates et républicains semble loin d'être trouvé.

"Si c'est le plan tel qu'il est aujourd'hui, comptez-moi parmi les "non", a déclaré dimanche sur la chaîne de télévisions NBC le leader de la minorité républicaine à la Chambre, John Boehner.

Le sénateur républicain John McCain, rival malheureux de Barack Obama dans la course à la Maison Blanche, a prévenu pour sa part sur Fox news qu'il ne voterait pas le plan de relance avant que les démocrates ne consentent à de "sérieuses négociations" avec les républicains.

Dimanche, pour tenter de rallier l'opposition, M. Obama a envoyé sa garde rapprochée faire la promotion de son plan dans les nombreuses émissions politiques du dimanche matin. Le vice-président Joe Biden a affirmé sur CBS que les idées républicaines avaient déjà été intégrées dans le plan. "Au final, la Chambre et le Sénat (...) vont réduire les différences très rapidement et vous verrez lors du vote une très forte adhésion des 535 parlementaires sur le plan de relance", a-t-il assuré.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a répondu quant à elle aux critiques républicaines en relevant que les trois-quarts des crédits du plan seront attribués au cours des 18 premiers mois pour créer ou sauver 3 à 4 millions d'emplois.

Les républicains, qui critiquent le montant total du plan de 825 milliards de dollars, se fondent sur un rapport récent du bureau du budget du Congrès américain (CBO) indiquant que seuls 40% des fonds du plan de relance auront été investis en deux ans. A ce moment là, le retour de la croissance rendra inutiles les centaines de milliards restant à allouer, selon le rapport.

"Nous avons une lettre de l'administation qui dit que 75% des investissements seront lancés dans les 18 premiers mois", a rétorqué Mme Pelosi dimanche sur ABC. "Nous nous y engageons", a-t-elle ajouté. Les républicains demandent aussi plus d'allégements fiscaux. Les démocrates prévoient de leur consacrer environ 225 milliards de dollars et visent la classe moyenne, conformément aux promesses de campagne de M. Obama qui a promis de réduire les impôts de 95% des Américains.

Sur la chaîne NBC, le nouveau directeur du Conseil économique national de la Maison Blanche, Lawrence Summers, a défendu les mesures fiscales voulues par les démocrates: "quand vous mettez de l'argent dans les mains des familles de la classe moyenne, l'histoire et l'expérience nous montrent qu'elles en dépensent une part importante, ce qui stimule l'économie".

"Quand vous mettez de l'argent dans les mains de personnes à très hauts revenus, ils n'en dépensent qu'une petite part et vous obtenez un moins bon résultat en termes de relance économique", a-t-il ajouté, en référence aux mesures fiscales instaurées par l'administration Bush qui bénéficiaient aux plus hauts revenus, et viennent à expiration.

Larry Summers, l'un des pivots de l'équipe économique de M. Obama, n'a pas caché que "les prochains mois seront sans aucun doute très, très difficiles. Et cela sera peut-être même encore plus long que prévu", a prévenu l'ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton.

 

23.01.2009

Aretha Franklin chante à l'investiture de Barack Obama

22.01.2009

Prestation de serment de Barack Obama

21.01.2009

Le ton du discours d'Obama tranche avec les années Bush

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Barack Obama a pris mardi ses fonctions de 44e président des Etats-Unis en appelant ses compatriotes à rebâtir une Amérique responsable et ouverte sur le monde.

 

"A compter d'aujourd'hui, nous devons nous relever, nous épousseter et entreprendre à nouveau de rebâtir l'Amérique", a déclaré le premier président noir des Etats-Unis après avoir prêté serment devant une foule immense à Washington.

"Ce que l'on attend de nous désormais, c'est une nouvelle ère de responsabilité, que chaque Américain réalise que nous avons des devoirs envers nous-mêmes, envers notre nation et envers le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas avec réticence mais avec joie", a-t-il ajouté.

Les acclamations des centaines de milliers de spectateurs rassemblés aux abords du Capitole à Washington ont retenti quand Obama a prêté serment, la main droite levée et l'autre sur la Bible utilisée pour l'investiture d'Abraham Lincoln, en 1861.

Arborant un sourire radieux, le 44e président américain a ensuite embrassé sur les joues son épouse Michelle et ses filles Malia et Sasha. Puis il s'est tourné vers les innombrables spectateurs venus braver le froid pour assister à cet événement historique et entendre son premier discours présidentiel.

 

UN DISCOURS DE RUPTURE

 

Point par point, le président démocrate s'est démarqué de son prédécesseur George Bush dans cette allocution de 18 minutes appelant les Américains à se préparer à des sacrifices à l'image des pères fondateurs et des anonymes qui ont bâti le pays.

D'emblée, l'orateur s'est efforcé de tempérer l'enthousiasme en évoquant une situation économique d'une gravité sans précédent depuis 70 ans ainsi que les guerres d'Afghanistan et d'Irak, qui ont, dit-il, plongé le pays "au coeur de la crise".

"Sur ce chemin, nous nous rassemblons parce que nous avons choisi l'espoir plutôt que la peur, la cohésion vers l'objectif plutôt que le conflit et la discorde." "La crise qui frappe le pays, a poursuivi Obama, est le fruit de "la cupidité et de l'irresponsabilité de certains".

"L'état de l'économie impose l'action, ferme et rapide, et nous allons agir!", a-t-il martelé, promettant de garder un "oeil attentif" sur les marchés financiers et de redonner sa place à la science et aux "merveilles de la technologie" pour améliorer la santé publique.

Barack Obama a rendu hommage aux anciens combattants, aux pionniers et à ses ancêtres noirs, notamment à ceux qui ont "enduré le fouet et labouré la terre dure", et promis de faire preuve de responsabilité dans le rapatriement des forces déployées en Irak.

"Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous sommes confrontés sont réels, ils sont graves et nombreux", a souligné Obama. "Ils ne seront pas relevés facilement ni rapidement. Mais sache, Amérique, qu'ils le seront."

Barack Obama s'est engagé à ramener la paix en Afghanistan et à forger de nouvelles relations avec le monde musulman. Le président des Etats-Unis a par ailleurs averti que l'Amérique resterait d'une grande fermeté face au terrorisme.

"Nous n'allons pas nous excuser pour notre mode de vie, ni baisser la garde dans sa défense, et que ceux qui comptent atteindre leurs buts en recourant au terrorisme et en massacrant des innocents sachent que notre esprit est plus fort et qu'il ne peut être vaincu; vous ne pouvez nous survivre et nous vous vaincrons!"

Mais dans une allusion claire aux pratiques les plus décriées de l'administration Bush, le 44e président a aussi jugé qu'il n'y avait pas lieu de choisir entre "notre sécurité et nos idéaux". "Sachez que l'Amérique et l'amie de toutes les nations et de tous les hommes, femmes et enfants avides d'un avenir de paix et de dignité et que nous sommes prêts à ouvrir à nouveau la voie", a-t-il ajouté.

Sur ordre du nouveau président, les procureurs des tribunaux de Guantanamo ont demandé mardi aux juges militaires de geler les procédures pendant 120 jours, a-t-on appris de source proche des tribunaux. Leur requête sera examinée mercredi.

 

DE FORTES ATTENTES

 

Après ce discours, le nouveau président a assisté à un dîner offert en son honneur par le Congrès, au cours duquel Edward Kennedy a été pris d'un malaise et évacué sur une civière. Le sénateur démocrate, qui est âgé de 76 ans, souffre d'une tumeur au cerveau mais les médecins ont livré par la suite un diagnostic rassurant et déclaré qu'il sortirait probablement de l'hôpital dès mercredi.

Serré de près par les membres du Secret Service, Barack Obama a ensuite entamé à pied avec son épouse les trois kilomètres séparant le Capitole de la Maison blanche, en tête de la traditionnelle parade présidentielle sur Pennsylvania Avenue.

Huit mille agents des forces de l'ordre avaient été déployés et 32.000 militaires mobilisés ou mis à disposition. Une bonne partie du centre de Washington était convertie en "forteresse" et interdite aux véhicules particuliers.

Aucun président n'a entamé son premier mandat avec une telle cote de popularité - 78% selon le dernier sondage Gallup -, ce qui contraste fortement avec la cote de George Bush, qui a regagné son ranch de Crawford en déclarant: "Rien ne vaut un coucher de soleil sur le Texas."

Dans le même temps, la nouvelle administration a annoncé le gel des réglementations en suspens héritées du précédent gouvernement afin de procéder à leur examen. Le Sénat a aussi repris ses auditions et confirmé plusieurs membres du gouvernement.

Soulignant la difficulté de la tâche qui s'annonce, l'enthousiasme perceptible à Washington lors de la prestation de serment ne s'est pas propagé jusqu'à Wall Street (-4%), où les investisseurs restent d'abord inquiets de la situation des banques et de la crise majeure dont hérite le nouveau président.

Mercredi, le nouveau patron de la Maison blanche doit rencontrer les commandants de l'armée pour discuter de la situation en Afghanistan et en Irak. Il doit aussi réunir ses conseillers économiques pour évoquer ses projets de relance.

Mardi soir, Barack Obama et son épouse ont inauguré dix bals donnés en leur honneur dans la capitale fédérale. "Aujourd'hui, nous faisons la fête, mais demain le travail commence", a conclu le 44e président des Etats-Unis.

Version française Eric Faye, Jean-Philippe Lefief et Jean-Stéphane Brosse

20.01.2009

Jean-Baptiste Mpélé Bodiong, militant radical de gauche : "Pour que le Peuple américain se réconcilie avec les autres Peuples du Monde"

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"L'élection d'Obama n'est pas seulement un symbole. Les Américains sont un peuple courageux. En 2002 en France, j'ai soutenu Christiane Taubira, candidate à l'élection présidentielle pour le Parti Radical de Gauche (PRG), qui a eu le courage d'aller jusqu'au bout. On ressent quelque chose qui change.

Je pense aujourd'hui à Toussaint Louverture et Martin Luther King et je médite leur message à l'heure ou un homme de couleur noire entre à la Maison Blanche.

Pour ces premières mesures, j'espère qu'il fera tout pour réconcilier Israéliens et Palestiniens et qu'un véritable Etat palestinien verra le jour durant son mandat. Je souhaite aussi qu'il redonne espoir aux Américains.

Il faudra qu'il se débarasse de huit années de destruction du rêve américain par les Conservateurs. Bush a fait pire que les autres :

-Il a fait le pari de vouloir venger son père qui n'avait pas réussi à renverser Saddam Hussein en Irak.

-Son autre objectif était d'attaquer l'Iran.

L'ancien Président américain a selon moi trop usé du mensonge avec ces attaques respectives. Je formule donc des voeux pour que le Peuple américain se réconcilie avec les autres Peuples du monde. J'aurais aimé voir Ségolène Royal élue en France en 2007 car voir une femme accéder à l'Elysée aurait également constitué une avancée très forte."

 

Fabien Hecquet, militant centriste : "Le Peuple Américain a cette capacité à nous raconter de belles histoires"

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"Je suis fier de la victoire d'Obama. Centriste en France, je soutiens naturellement les centristes américains. On tourne la page de l'Amérique de Bush qui voulait importer la démocratie dans le monde entier en faisant des guerres. Je souhaite voir la mise en oeuvre d'un projet qui aboutira à une Amérique beaucoup plus juste. L'élection d'Obama va changer le monde comme elle nous poussera à changer nos méthodes et nos mentalités.

 Je me suis intéréssé de près à cette élection. C'est incroyable de voir à quel point le Peuple Américain a cette capacité à nous raconter de belles histoires.

Une fois investi, je souhaite que Barack Obama adopte plusieurs mesures internationales :

-La fermeture de Guantanamo.

-Un plan de retrait progressif de l'Irak et de l'Afghanistan.

-La convocation d'un grand sommet international entre le monde occidental et le monde oriental.

Peut-être assisterons-nous également à un rapprochement entre la France et les Etats-Unis. On dit souvent que Nicolas Sarkozy est atlantiste. Cette position se verra sans doute confortée avec l'arrivée du nouveau Président américain. En tout cas, elle se fait maintenant plus acceptable."

 

(De gauche à droite : Gautier Jeannot, militant MPF qui soutenait John McCain et Fabien Hecquet, militant du Nouveau Centre, pro-Obama).

Vincent Legmar, militant UMP : "Obama incarne la rupture"

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"Barack Obama respecte l'Autre par rapport à Bush. Il incarne la rupture, comme Nicolas Sarkozy en 2007. Il s'agit véritablement du même état d'esprit. Je ressens la même chose et c'est la perception que l'on a de lui dans le monde entier.

S'agissant de sa première mesure, j'aimerais que les soldats américains quittent l'Irak au plus vite. George W.Bush a terni l'image de la démocratie dans les quartiers. J'espère qu'a l'avenir les Blacks seront mieux traités aux Etats-Unis. Je souhaite aussi que cela permette à tous les jeunes des quartiers en France de se lancer dans des projets avec confiance."

 

(De gauche à droite : Pierre Savreux, Président du Collectif Obama 2008 Picardie, Mélissa Somon et Vincent Legmar, lors de la soirée du 4 novembre au Lieu).

 

Bernard Avel, militant de gauche de sensibilité plutôt socialiste : "On ressent la même émotion qu'à la Libération de Paris"

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"J'ai toujours été démocrate. En France, je suis de gauche. Avec l'élection d'Obama, on ressent la même émotion qu'à la libération de Paris. J'avais 10 ans et cela reste pour moi un souvenir ineffaçable. C'est un événement que l'on peut aussi rattacher à la chute du mur de Berlin.

 Et puis, Obama est quelqu'un qui ne promeut pas les guerres. Cela prouve aussi que, dans l'Histoire du monde, les Peuples rejettent toujours l'idéologie pour se consacrer à la résolution des conflits.

Barack Obama peut réunir les Etats d'Europe sur cette idée et sur le seul rejet de Bush. Après son investiture, je souhaite voir un monde dans lequel existeront des rapports moins conflictuels, où les difficultés seront aplanies. Obama est plus à même d'amener les personnes à se rencontrer."

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