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<title>Blog du Collectif de soutien à Barack Obama en Picardie - obama-economie</title>
<description>Avec Pierre Savreux</description>
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<title>Le sinistre de Wall Street et le message d'Obama</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Obama2008picardie)</author>
<category>Obama Economie</category>
<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 18:10:00 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://obama2008picardie.hautetfort.com/media/00/01/864088188.jpg&quot; alt=&quot;20929_18564_une-obama-mccain.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1307269&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;À J - 49 de la présidentielle américaine, le sinistre continue à Wall Street, où le gouvernement américain joue les pompiers pour tenter de le circonscrire et éviter qu’il ne gagne l’ensemble du système financier américain, et même international. Mais d’ores et déjà, le film d’horreur que les médias ont baptisé &quot;Cauchemar à Wall Street&quot; a changé la dynamique de la campagne, au profit du démocrate Barack Obama. &quot;Ce qui se passe à Wall Street a fermé la parenthèse Palin et placé l’économie au centre de la campagne&quot;, note le sondeur démocrate Stan Greenberg. &quot;Et les démocrates ont un avantage, d’entrée, sur les républicains quand il s’agit d’économique. Les Américains se souviennent des années Clinton comme d’un âge d’or...&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La situation commence à sentir en effet le roussi pour John McCain, qui craint à juste titre que son envol dans les sondages, consécutif à l’apparition de sa colistière Sarah Palin, n’ait été qu’un feu de paille et s’effondre aussi rapidement que le cours des actions de Lehman Brothers, la grande banque d’investissements qui a fait faillite cette semaine. Mardi soir, alors que les électeurs n’avaient pas encore eu le temps de digérer la nouvelle de la plus grosse banqueroute de l’histoire des États-Unis, les informations télévisées étaient entièrement dominées par le sort d’un géant encore plus formidable que Lehman : AIG (American International Group).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La plus grande société d’assurances au monde avait vacillé toute la journée et le gouverneur de New York David Paterson annonçait sa faillite inéluctable si une bouée de sauvetage de plusieurs dizaines de milliards de dollars ne lui était pas lancée avant la fin de la journée. Chose faite à 19 h 30 quand on a appris que la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) prenait le contrôle de 80 % d’AIG en échange d’une injection de 85 milliards de dollars. Sauvetage en forme de quasi-nationalisation, de la même manière que le département du Trésor (ministère des Finances) avait pris il y a une semaine le contrôle des deux géants du crédit hypothécaire en train de sombrer, Fannie Mae et Freddie Mac.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;McCain affirme qu’il pourra mettre fin à la crise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si pareilles mesures avaient été annoncées à Paris, Berlin ou Moscou, note le spécialiste des marchés du Washington Post , Steven Pearlstein, la plupart des économistes américains ainsi que les dirigeants républicains, qui vénèrent le dogme libéral de l’infaillibilité de &quot;la main cachée du marché&quot; hurleraient à l’étatisme colbertiste et dénonceraient les tendances fâcheusement &quot;socialistes&quot; des Européens. Les interventions tous azimuts, et illimitées, de George W. Bush pour sauver le capitalisme américain de la récession constituent en effet un tournant à 180? de l’orthodoxie conservatrice qui vient de se heurter au mur de la réalité. Et c’est bien ce qui embarrasse McCain, qui s’est toujours présenté comme un fervent disciple de Ronald Reagan, c’est-à-dire un adversaire résolu de l’intervention gouvernementale et de la régulation des marchés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il y a quelques mois encore, le candidat républicain déclarait au Wall Street Journal &quot;être en toutes circonstances favorable au minimum de régulation&quot;. Mardi matin encore il expliquait en Floride &quot;ne pas aimer les réglementations excessives et inutiles&quot;. Sa colistière Sarah Palin promettait dans le Colorado que le tandem républicain allait résoudre la crise en &quot;dégageant la voie pour le secteur privé en en écartant le gouvernement&quot;. Propos en parfaite contradiction avec la politique suivie depuis des mois par l’administration républicaine et assez irresponsables puisque pratiquement tous les économistes conviennent que le krach des géants de la finance de Wall Street est la conséquence directe de l’absence de contrôle, de réglementation et de transparence de leurs activités, dont McCain reconnaît lui-même qu’elles tiennent plus de la table de jeu au casino que d’autre chose. Mais les candidats républicains ne peuvent ni dénoncer la politique passée de Bush, ni applaudir sa politique actuelle, sans auparavant abjurer leur credo ultra-libéral.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; McCain s’efforce donc de faire diversion, tout en admettant la gravité de la crise et en promettant (sans plus de détail) qu’il sera le &quot;leader&quot; qui pourra y mettre fin en &quot;réformant Washington et Wall Street&quot;. Mardi, il a commencé par accuser Barack Obama &quot;d’exploiter la crise économique à des fins politiques&quot;. Puis il a ironisé sur les prétentions du candidat démocrate à compatir avec les difficultés économiques des petites gens en lui reprochant de participer le soir même à Beverly Hills à une réception offerte en l’honneur d’Obama par l’actrice Barbara Streisand pour lever des fonds en sa faveur (7 millions de dollars, le couvert étant à 28.000 dollars). La tentative de renforcer l’image d’Obama &quot;célébrité, ami des célébrités&quot; et des &quot;élites&quot; a malheureusement pour McCain fait long feu.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Obama martèle que le tandem républicain n’apporte aucune réponse à la crise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Elle a été en effet éclipsée par la gaffe d’une de ses conseillères les plus proches, la richissime ex-pdg de Hewlett-Packard Carly Fiorina. Celle-ci a reconnu lors d’une interview radiophonique que Sarah Palin ne serait à ses yeux pas capable d’être pdg d’une grande entreprise comme HP, remarque qui en dit long sur l’estime que certains républicains portent à leur candidate et sur la conception qu’ils ont de la charge de vice-président. En outre, Madame Fiorina aurait mieux fait de se faire oublier, car elle a quitté sa société en crise en partant avec un parachute doré de plusieurs dizaines de millions de dollars, pratique que John McCain dénonce haut et fort comme une preuve de la &quot;cupidité&quot; de certains dirigeants d’entreprises qu’il jure vouloir &quot;remettre au pas&quot;...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pendant ce temps, Barack Obama peut donc continuer de marteler que le tandem républicain n’apporte aucune réponse sérieuse et crédible à la crise actuelle, et n’a d’autre programme que de poursuivre les politiques libérales qui ont débouché sur cette crise, les privatisations et la dérégulation, des politiques qui ont &quot;misérablement échoué&quot;. Le démocrate, et c’est sa faiblesse, ne propose cependant pas vraiment de vision alternative précise et mobilisatrice de la politique qu’il mettrait en oeuvre pour résorber la crise et éviter qu’elle se reproduise (en dehors d’une série de mesures pour renforcer la surveillance et la réglementation des marchés, dont certaines sont déjà discutées au Congrès).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Aucun des deux candidats n’est très bon sur l’économie, qui s’est imposée comme le thème dominant de la campagne, et qui le restera probablement&quot;, remarque Neil Newhouse, sondeur républicain. &quot;Le premier qui saura faire passer un message prendra l’avantage dans une course qui est pour le moment un coude-à-coude&quot;. Ce n’est pas (pas encore ?) le cas d’Obama. Il vient pourtant de rencontrer Bill Clinton à Harlem, et l’ex-président lui a certainement raconté comment il avait conquis la Maison-Blanche : &quot;Pense à l’économie, crétin !&quot;, avait-il affiché dans son bureau pour ne pas se laisser distraire de l’enjeu décisif en 1992, et qui le sera de nouveau en 2008.&lt;/p&gt; 
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