25.02.2009
Au-revoir et, du fond du coeur, Merci à tous...

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Le Collectif « Obama 2008 Picardie » met fin à ses activités

Le collectif « Obama 2008 Picardie », crée le 19 septembre dernier en vue de soutenir le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine a mis un terme à ces activités ce mercredi 25 février autour d’un brunch destiné à faire le bilan de ses activités.
« Lorsque nous avons lancé ce collectif, nous n’aurions jamais pensé vivre une si belle aventure » Durant toutes ces semaines, nous avons rencontré des dizaines de personnes, dont beaucoup d’entre eux sont devenus des amis. Picards d’origine américaine, Américains de passage ou vivant en Picardie, ou tout simplement des citoyens curieux par rapport à cette élection américaine, toutes ces personnes ont démontré que l’on pouvait se rassembler au-delà des clivages personnels. En faisant tomber les barrières de l’indifférence pour favoriser la rencontre par-delà les cultures » a souligné Pierre Savreux, qui fut le président de ce collectif.
Le dialogue entre les Peuples et l’analyse des mouvements géopolitiques seront à présent intégrés au sein des activités de l’association Génération Amiens.
Le collectif « Obama 2008 Picardie » s’est illustré en organisant plusieurs « Cafés Obama », en se rendant sur les marchés picards pour rencontrer les Américains de Picardie et en organisant une grande « Nuit américaine » dans la nuit du 4 au 5 novembre. Une nuit qui aura vu la victoire de Barack Obama, Premier Président Afro-Américain des Etats-Unis d’Amérique.
Yes, we can !
CONTACT PRESSE
Pierre Savreux
06 79 65 42 23
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Avant de clore cette belle aventure, retour sur la meilleure nouvelle de l'année 2008
18:48 Publié dans Obama Président | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.01.2009
Semaine décisive pour Obama au Congrès avec le plan de relance

WASHINGTON (AFP) — Une semaine décisive s'ouvre pour Barack Obama lundi au Congrès américain où le président espère une adoption rapide de son gigantesque plan de relance de l'économie de plus de 820 milliards de dollars, qui suscite toujours l'hostilité des républicains.
La Chambre des représentants doit ouvrir le bal, avec un vote prévu dès mercredi, alors qu'un consensus entre démocrates et républicains semble loin d'être trouvé.
"Si c'est le plan tel qu'il est aujourd'hui, comptez-moi parmi les "non", a déclaré dimanche sur la chaîne de télévisions NBC le leader de la minorité républicaine à la Chambre, John Boehner.
Le sénateur républicain John McCain, rival malheureux de Barack Obama dans la course à la Maison Blanche, a prévenu pour sa part sur Fox news qu'il ne voterait pas le plan de relance avant que les démocrates ne consentent à de "sérieuses négociations" avec les républicains.
Dimanche, pour tenter de rallier l'opposition, M. Obama a envoyé sa garde rapprochée faire la promotion de son plan dans les nombreuses émissions politiques du dimanche matin. Le vice-président Joe Biden a affirmé sur CBS que les idées républicaines avaient déjà été intégrées dans le plan. "Au final, la Chambre et le Sénat (...) vont réduire les différences très rapidement et vous verrez lors du vote une très forte adhésion des 535 parlementaires sur le plan de relance", a-t-il assuré.
La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a répondu quant à elle aux critiques républicaines en relevant que les trois-quarts des crédits du plan seront attribués au cours des 18 premiers mois pour créer ou sauver 3 à 4 millions d'emplois.
Les républicains, qui critiquent le montant total du plan de 825 milliards de dollars, se fondent sur un rapport récent du bureau du budget du Congrès américain (CBO) indiquant que seuls 40% des fonds du plan de relance auront été investis en deux ans. A ce moment là, le retour de la croissance rendra inutiles les centaines de milliards restant à allouer, selon le rapport.
"Nous avons une lettre de l'administation qui dit que 75% des investissements seront lancés dans les 18 premiers mois", a rétorqué Mme Pelosi dimanche sur ABC. "Nous nous y engageons", a-t-elle ajouté. Les républicains demandent aussi plus d'allégements fiscaux. Les démocrates prévoient de leur consacrer environ 225 milliards de dollars et visent la classe moyenne, conformément aux promesses de campagne de M. Obama qui a promis de réduire les impôts de 95% des Américains.
Sur la chaîne NBC, le nouveau directeur du Conseil économique national de la Maison Blanche, Lawrence Summers, a défendu les mesures fiscales voulues par les démocrates: "quand vous mettez de l'argent dans les mains des familles de la classe moyenne, l'histoire et l'expérience nous montrent qu'elles en dépensent une part importante, ce qui stimule l'économie".
"Quand vous mettez de l'argent dans les mains de personnes à très hauts revenus, ils n'en dépensent qu'une petite part et vous obtenez un moins bon résultat en termes de relance économique", a-t-il ajouté, en référence aux mesures fiscales instaurées par l'administration Bush qui bénéficiaient aux plus hauts revenus, et viennent à expiration.
Larry Summers, l'un des pivots de l'équipe économique de M. Obama, n'a pas caché que "les prochains mois seront sans aucun doute très, très difficiles. Et cela sera peut-être même encore plus long que prévu", a prévenu l'ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton.
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12.01.2009
Roland Burris nommé au Sénat américain en remplacement de Barack Obama
WASHINGTON (Reuters) - Les dirigeants du Sénat américain ont donné lundi leur accord à la nomination de Roland Burris pour occuper le siège, vacant depuis l'élection à la Maison blanche du futur président Barack Obama, de sénateur de l'Illinois.
Sauf objection imprévue d'élus républicains, Burris, nommé à ce poste par le gouverneur de l'Illinois Rod Blagojevich, pourrait prêter serment au Capitole dans les jours qui viennent.
Cette décision, qui donnera aux démocrates 58 sièges sur les cent que comprend la haute assemblée, constitue une volte-face pour le parti de l'Âne. Ce dernier avait en effet récusé le choix de Burris en décembre en raison de l'arrestation du gouverneur de l'Illinois pour tentative présumée de monnayer le siège.
Dans un premier temps, Barack Obama avait soutenu cette décision, avant de convenir par la suite avec le chef de file de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, de la nécessité de trouver une solution à l'amiable.
Vendredi, la Cour suprême de l'Illinois avait validé la désignation de Burris. Une fois officiellement investi, ce dernier sera le seul sénateur noir des États-Unis.
19:09 Publié dans Obama Président | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.01.2009
Le nom de Barack Obama "fait ricocher l'espoir"

Y a-t-il des raisons de croire en cette nouvelle année ? Nous avons posé cette question à Colum McCann. Pour cet écrivain irlandais qui réside à New York, l’immense promesse, à l’heure où l'espoir est depuis un bon moment aux abonnés absents, est symbolisée par l'entrée en fonction, le 20 janvier, du nouveau président américain.
Au lendemain de l'élection présidentielle, le portrait de Barack Obama était placardé en haut d'un mur, dans le couloir de la PS 187, une école publique de l'Upper West Side à New York. Les enfants – de 5 à 13 ans, et de milieu bourgeois pour la plupart – passaient devant chaque jour. « Obama ! », criaient les tout-petits. Ceux de 6, 7 et 8 ans bondissaient pour toucher le bord de l'affiche. Les plus grands faisaient mine de taper dans la main du président nouvellement élu – respect ! Selon les instituteurs, ce couloir était comme chargé d'électricité.
Un poster sur un mur : une fenêtre, un point de vue.
Cette affiche – ou plutôt cette image – restera sans doute un an ou deux à l'endroit où elle se trouve. Elle fera partie des meubles. Le temps la froissera, lui donnera sa patine, elle se gondolera, jaunira. Peut-être lui fera-t-on l'honneur d'une vitrine ou la remplacera-t-on par d'autres, plus récentes. Sa cote d'amour fléchira éventuellement, mais sa présence à cet endroit et la ferveur quasi cultuelle qu'elle inspire témoignent d'un pays où l'espoir est depuis un bon moment aux abonnés absents.
La culture de la célébrité, si longtemps basée sur le vide et la futilité – la rock-star, le basketteur, le joueur de base-ball dopé –, glorifie aujourd'hui le fils d'un économiste kényan et d'une anthropologue américaine issue des classes moyennes. Son parcours garde quelque chose d'ahurissant. Originaire de Hawaii. Enfance en Indonésie. Diplômé de Columbia et de Harvard, où il présidera la Harvard Law Review. Et aujourd'hui son nom figure sur les pare-chocs de quelques millions de voitures.
Il a donné naissance à toute une industrie. A trois cents mètres de mon domicile new-yorkais, les marchands des rues déployaient leurs produits à la veille de Noël. « Mamas for Obama ! », « Obamanos ! », « Barrack to the Future ! ». Des serviettes. Des tasses. Des fanions. Des briquets. Au top des ventes : les caleçons. Dans le froid mordant, un SDF vacillait le long de Lexington Avenue avec un badge Obama clignotant sur le revers déchiré de son manteau.
“Les trois ou quatre premiers mois du mandat
détermineront la façon dont on se souviendra
d'Obama, mais aussi la place que, à terme,
l'Amérique occupera dans le monde.”
La religion Obama atteint des sommets. Promesse d'une vie après la mort. Elégance et vertu. Toutes les merveilles du paradis. On considérera avec indulgence ceux pour qui le second avènement (1) est programmé le 20 janvier.
Tout cela peut devenir terriblement dangereux, sauf pour l'intéressé, qui, dans l'œil du cyclone, est bien conscient qu'une fois de plus c'est à un Noir que revient le job le plus pourri de l'Amérique.
Le pays n'a pas connu pire récession depuis soixante ans. La dette nationale confine à l'obscénité (plus de 11 trillions de dollars). On s'agglutine devant les soupes populaires. La criminalité augmente. D'un bout à l'autre des Etats-Unis, des maisons sont fermées, désertées. Afghanistan. Pakistan. Iran. Moyen-Orient. Les tensions avec la Russie. L'extrême droite qui profère des menaces de mort. L'héritage du président américain le plus méprisé de mémoire d'homme. Les ruines puantes du capital en débâcle. Et n'oublions pas que le prochain gouvernement doit retirer ses troupes d'un Irak où le nombre de victimes est déjà six fois supérieur à celui d'Hiroshima.
Obama sera confronté à des problèmes économiques et sociaux aussi énormes que ceux que connut Franklin Delano Roosevelt dans les années 30. La tradition veut que la nouvelle administration bénéficie d'un état de grâce pendant cent jours, au cours desquels elle n'aura pas trop de mal à légiférer. Les trois ou quatre premiers mois du mandat détermineront la façon dont on se souviendra d'Obama, mais aussi la place que, à terme, l'Amérique occupera dans le monde.
« N'importe quel imbécile peut survivre à une crise, disait Anton Tchekhov. C'est vivre au jour le jour qui est usant. »
Pour faire ses preuves, voire réussir, Obama devra être capable de contenir les attentes, de braquer le projecteur sur les zones d'ombre, d'accepter que les gens soient insuffisants, les systèmes de gouvernance vulnérables, les institutions déficientes, la démocratie tributaire de l'affectif, et les esprits diminués par l'avidité affairiste.
En fait, il devra reconnaître qu'il est lui-même imparfait et vulnérable – sans arrêter de nourrir l'optimisme, et avec des arguments.
Déterminé sans doute à éviter les erreurs de l'administration Clinton, qui, en 1992, avait perdu une bonne année, il aura été le plus rapide de tous les présidents des Etats-Unis à former son cabinet. Opérationnel, prêt à prendre ses fonctions. Malgré une triste conjoncture, chacune de ces cent journées est une raison de garder espoir. La fermeture de Guantánamo. Le retrait ordonné de l'armée en Irak. La reconstruction des infrastructures – routes, ponts, accès à Internet. Une tout autre attitude vis-à-vis du changement climatique, incarnée par John Holdren, premier conseiller scientifique de la Maison-Blanche. La perspective d'une assurance sociale pour 50 millions de citoyens qui n'en ont pas. Hillary Clinton à la tête des Affaires étrangères. La restructuration d'un système d'enseignement qui fait actuellement l'apologie du plus petit commun dénominateur.
Il y a tant à faire, en si peu de temps – d'autant que, à toute époque et en tout lieu, les décisions les plus difficiles à prendre concernent des secteurs connus pour résister au changement.
Au banc d'essai : l'aptitude d'Obama à modifier les consciences, tant dans la réalité quotidienne des Américains que dans la perception de ceux-ci à l'étranger. Il est pour l'instant une icône, une idole, un attrape-rêve. Les mômes ont son effigie sur le torse. Son nom fait ricocher l'espoir, comme un caillou plat sur une mer sans fin – il sait qu'une once d'empathie vaut une tonne de jugements. Cela étant, il reste en lui quelque chose de fondamentalement mystérieux.
On achète au supermarché des gâteaux Obama avec sa tête en sucre glace – cependant, tout le monde sait que la lune de miel ne durera pas, qu'un jour ou l'autre les hostilités reprendront. C'est après tout un politicien, rompu à ce jeu-là. Tout président doit bien sûr relever de sérieux défis, mais peu représentent tant de choses dans l'âme d'une nation. Qu'adviendra-t-il quand le discours perdra de son attrait ? Quand des bombes exploseront dans les tunnels ou les grands magasins, quand le crédit immobilier sera de nouveau pillé ? Quand l'industrie automobile s'effondrera ? Lorsqu'une nouvelle crise financière atterrira sur son bureau ? Et, au plan personnel cette fois, quand les paparazzi se mettront à suivre ses filles sur le chemin de l'école ?
On élit le président du pays qu'on veut.
Le vrai espoir des prochaines années – malgré les souffrances, la bêtise, la crasse et la cupidité – est qu'en lui-même l'espoir subsiste ; et si quelqu'un est capable de l'entretenir aujourd'hui, c'est sans aucun doute Obama. Voire lui seulement. Donnons-lui cent jours, et les cent prochaines années auront peut-être un tout autre visage.
Colum McCann
Télérama n° 3078
(1) Le retour du Christ (NDLR).
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28.12.2008
Hollywood finance la cérémonie d'investiture d'Obama

L'investiture de Barack Obama aura le 20 janvier prochain à Washington. C'est seulement à cette date que le président élu succèdera à George W. Bush. Mais les préparatifs pour la cérémonie vont bon train. De nombreux bals et d'autres événements prestigieux vont être organisés autour de cet événement, et tout cela à un coût, qui doit être financé par le nouveau président. Barack Obama avait promis, s'il était élu, une transparence totale en ce qui concerne ses finances. Il a tenu parole et a publié vendredi sur internet (sur pic2009.org/donors) la liste des contributeurs à la cérémonie d'investiture, alors que ses prédécesseurs la gardaient secrète.
Parmi eux, on trouve de nombreux anonymes, mais aussi quelques stars d'Hollywood, comme le cinéaste Steven Speilberg et son épouse Kate, qui ont donné 50.000 dollars chacun, soit le maximum autorisé par personne. Les acteurs Halle Berry, première femme noire ayant obtenu un Oscar à Hollywood, et Jamie Foxx, ont également fait chacun un don de 50.000 dollars, tout comme Sharon Stone.
Refus de dons des lobbies
A titre personnel, les magnats du web sont également présents sur la liste. Le PDG de Google Eric Schmidt a donné 25.000 dollars, tout comme le cofondateur de Google Larry Page et sa vice-présidente Marissa Mayer. Steve Ballmer, PDG de Microsoft, a lui donné 50.000 dollars, comme sa femme Connie. On retrouve aussi sur la liste l'ancienne star du basket, Earvin "Magic" Johnson, qui a donné 25.000 dollars, de même que cinq membres de la famille du financier milliardaire George Soros, qui ont offert 250.000 dollars en tout.
Contrairement à certains de ses prédécesseurs, Barack Obama a en revanche refusé toute contribution émanant d'entreprises, d'organisations politiques ou syndicales, de groupes de pression ou de donateurs n'ayant pas la citoyenneté américaine.
10:48 Publié dans Obama Président | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.12.2008
Le futur gouvernement Obama: métissé, à l'image des Etats-Unis
Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, seule la moitié du gouvernement qui entrera en fonction le 20 janvier sera composée de Blancs, laissant une large place aux minorités noire, hispanique et asiatique.

Sur les 20 membres du futur gouvernement, ministres ou ayant rang de ministre, 11 sont blancs, quatre sont noirs, trois sont hispaniques et deux d'origine asiatique, le tout sous la direction du premier président noir des Etats-Unis, Barack Obama.
Le nouveau gouvernement s'approche ainsi de la réalité démographique des Etats-Unis du XXIe siècle.
Selon un rapport du bureau du recensement rendu public en août, les Blancs, qui constituent actuellement les deux-tiers de la population américaine, cesseront d'être majoritaires à l'horizon 2042, soit dix ans plus tôt que ne le prévoyaient les projections antérieures.
Le président démocrate Bill Clinton (1992-2000) n'avait fait qu'approcher une telle diversité dans son gouvernement avec environ deux-tiers de Blancs parmi ses membres.
En 1981, le gouvernement formé par le président républicain Ronald Reagan ne comptait qu'un Noir, Samuel Pierce, secrétaire au Logement et au Développement urbain.
George Bush père (1988-1992) et son fils (2000-2008), n'ont fait que légèrement mieux en approchant dans leur gouvernements, respectivement les 20% et 30% de représentants des minorités. Mais deux Noirs, Colin Powell et Condoleezza Rice, ont occupé le poste prestigieux de secrétaire d'Etat sous George W. Bush fils.
Dans le gouvernement Obama, les Américains d'origine africaine sont bien représentés avec Eric Holder à la Justice, Lisa Jackson à l'agence pour la protection de l'environnement, Ron Kirk comme représentant américain au Commerce et Susan Rice, ambassadrice à l'ONU.
Au delà de l'équipe gouvernementale, ces derniers sont également représentés à des postes clé de la nouvelle administration. Ainsi, Melody Barnes dirigera le Conseil de politique intérieure, tandis que Valerie Jarrett, amie de Chicago de M. Obama et co-présidente de l'équipe de transition, occupera un poste de conseillère à la Maison Blanche.
Chez les Hispaniques, le nom de Bill Richardson, qui avait fortement soutenu M. Obama lors de la campagne présidentielle, avait été évoqué pour le département d'Etat. Le lot de consolation pour le gouverneur du Nouveau-Mexique (sud-ouest) sera finalement le département du Commerce. Ken Salazar et Hilda Solis occuperont respectivement les portefeuilles des Affaires intérieures et du Travail.
Par ailleurs, deux ministres d'origine asiatique, Steven Chu à l'Energie et le général Eric Shinseki aux Anciens combattants, complèteront ce tableau de la diversité.
En revanche, avec 15 hommes pour 5 femmes, le gouvernement Obama n'innove pas en affichant le même chiffre que sous Bill Clinton, et en faisant à peine mieux que le gouvernement de George W. Bush avec quatre femmes.
Mais celle qui a failli devenir la première femme présidente des Etats-Unis en obtenant 18 millions de voix lors de la primaire démocrate en 2008, l'ex-première dame des Etats-Unis Hillary Clinton, décroche le poste prestigieux de Secrétaire d'Etat.
Autre "minorité", politique cette fois-ci, les républicains seront représentés par deux ministres dans le futur gouvernement avec Robert Gates qui se maintiendra au Pentagone et Ray LaHood, par ailleurs d'origine libanaise, qui prendra le département des Transports.
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22.12.2008
Pour Noël, offrez une poupée Obama!

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17.12.2008
Barack Obama Président : le point de vue de Patrick Poivre d'Arvor

Obama arrive au bon moment
Obama! Un nom qui a claqué début novembre comme un coup de tonnerre un peu partout dans le monde, bien au-delà des frontières des 50 Etats américains. Un coup de tonnerre, un coup de pistolet comme pour donner le signal de départ d’un nouvel envol qui va durer quatre ou huit ans. Pour le meilleur ou pour le pire. Au-delà de l’emballement médiatique et émotionnel qui a vu les Français «voter» Obama à plus de 90 % – mieux que Jacques Chirac en 2002 et pas loin d’Omar Bongo chez lui... –, examinons en effet les deux hypothèses.
Le pire, ce serait bien sûr un désastre économique. Une Amérique en récession, qui licencie à tour de bras, et notamment dans le cœur du symbole, l’industrie automobile, un chômage qui avoisine désormais le nôtre, et un système bancaire en pleine déconfiture. On a peine à imaginer que, la semaine dernière, un homme ait pu reconnaître avoir détourné, seul, 50 milliards de dollars! Et pas par n’importe qui : l’ancien patron du Nasdaq, qui rémunérait ses investisseurs avec les capitaux de ses nouveaux clients, notamment quelques banques françaises. Un système sans contrôle qui a fini par s’étouffer lui-même aux premiers signes de la crise financière. Voilà un capitalisme à bout de souffle, incapable de se réguler, et qui représentait jusqu’alors l’un des deux piliers du colosse américain aux pieds d’argile. L’autre n’étant guère plus vaillant, le militaire enfoncé jusqu’à la cheville dans le bourbier irakien.
Barack Obama arrive donc là, «the right man at the wrong moment», parce qu’un jour de la mi-septembre, les électeurs américains, qui jusqu’à présent se partageaient équitablement dans les sondages entre les deux candidats, n’ont pas du tout aimé la phrase bien peu prémonitoire de John McCain : «Les fondamentaux de notre économie sont solides.» Le lendemain, une banque, et pas n’importe laquelle, se déclarait en faillite, une société d’assurances était rattrapée par le gouvernement et Obama s’envolait dans les intentions de vote. Il n’avait pas vraiment fait campagne sur le sujet, on l’attendait en d’autres lieux, mais c’est ainsi, on a préféré l’inexpérimenté au septuagénaire pour sauver l’économie américaine. «C’est toujours comme cela, m’a dit alors à New York un chauffeur de taxi d’origine haïtienne. Chaque fois qu’il y a un sale boulot à faire, c’est pour les Noirs!» Un mois après, on ne plaisante plus avec les codes raciaux outre-Atlantique, et on a même oublié qu’Obama était une personne de couleur, comme le disent les prudes et les prudents.
Non, Obama est d’abord et avant tout un homme qui change la donne, qui rebat les cartes et rajeunit le sérail, après vingt ans d’administration Bush-Clinton. Qu’on ne se fasse pas d’illusions romantiques, il ne va pas considérablement renouveler le personnel de la Maison-Blanche et des ministères (il préfère plutôt s’entourer de sages d’expérience), il ne va pas non plus modifier ses convictions en faveur de la peine de mort ou des armes à feu, ce que peu savent en France, mais il peut apporter à son pays, et donc au monde, ce coup de sang neuf dont il a tant besoin. L’Amérique de ces dernières décennies était devenue aux yeux de ses alliés, et davantage encore à ceux des pays émergents, le royaume de l’arrogance et de l’ostentation. Trop de force parfois inutilement gaspillée, trop d’argent offert indécemment aux nouveaux veaux d’or. Avec sa silhouette racée et son élégance à la Denzel Washington, Obama va offrir à l’univers un autre visage de son pays.
Hollywood peut rester un modèle, mais pas «Dallas» ou «Dynastie» à Wall Street. Le monde a besoin de rêver, pas de haïr. Si l’on veut que les intégristes de tout poil cessent de façonner les consciences, il faut que l’Amérique se rende plus aimable au sens premier du terme, moins détestable. Qu’elle redevienne celle qui, jeunes gens, nous faisait rêver quand on voulait refaire la route, comme Kerouac, ou le monde comme Joan Baez, Donovan et Bob Dylan, à la chaleur d’un feu de camp. On appelait cela le rêve américain, «The American Dream», et il était incarné par deux êtres qui allaient finir assassinés, comme dans toutes les belles histoires d’amour : John Kennedy et Martin Luther King. Un catholique et un pasteur baptiste. Un Blanc et un Noir. Aujourd’hui, c’est un métis qui s’apprête à entrer à la Maison-Blanche. Avec, sur ses épaules, de colossales responsabilités. Mais aussi tous les espoirs d’un monde qui n’en peut plus de douter.
(Source : Paris Match)
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